"-1, la racine du complexe"
Déambule
3 patapoufs ont tenté, au coeur de l'été, l'aventure du réel
alors même que cette réunion -1 se plaçait d'entrée de jeu sous les auspices
du virtuel (h27pataphysicien.net) et du négatif (toujours à l'oeuvre).
En ce 2 Aout 2 suivi de 3 zéros, l'hospice de Polidor enrégimentait le congrés
d'un solide hachis parmentier en 3D, excluant la couleur rouge de la boisson
et d'un soupir antisynergique. Les haruspices semblant favorables, la complexité
apparut sur le tard.
Le binome des présents patapoufs se haussa au niveau de la triade.
Cette introduction de l'impair donna immédiatement aux participants une idée
(et même plusieurs) du cortège des patapoufs potentiels appartenant à la quatrième
dimension positive communément appelée futur. Il ne restait plus qu'une seule
chaise de libre tant le virtuel devenait encombrant. L'assemblée se promut
quorum et, aprés les banalités d'usage sur l'internet et sa publique fonction,
décida d'entamer le débat qu'elle proclama D.O (Délire Organisé) eu
égard à ses ambitions.
Ayant défini ainsi et la carte et le territoire, le temps cisaillant de ses
aiguilles les plus belles parties de ma montre, l'assemblée pouffa les prémisses
de sa recherche sur l'arobase.
Arobase
L'arobase et la gidouile tournent dans le même sens : ni hasard ni cécité.
Si l'arobase remonte bien ses rouages au 15ème siècle vénitien, suppothèse
contestée par tout le reste de l'Europe, la dextrogyration est relevée de
façon plus ancienne dans l'architecture antique. En méfait, cette tendance
à tourner à droite (en entrant) pourrait bien être contemporaine (à mille
ans prés) de l'attraction universelle pour les labyrinthes remarquablement
signifiée et signée en gros caractères par Jacques Attali dans "Traité du
Labyrinthe" Ed. Ivre de gauche
Autour de ce même labyrinthe symbolisé à l'évidence et hiéroglyphiquement
par la fameuse gidouille, autour de cette figure transhistorique et métalinguistique,
nous pouvons construire ce pont entre l'arobase et la gidouille.
Comme l'a si bien démontré le site www.perdu.com, nous sommes là.
Nous savons par la gidouille, l'arobase et le web que nul chemin n'est tracé
au coeur de la prosaîque infomanie elle-même négation de la poésie nymphomaniaque.
Même si certains s'autoconvainquent d'avoir affublé le web d'un noeud papillon
tissé d'hyperliens à sens unique, la métaphore ne nous console que moyennement
d'être perdus nus mais chics dans le labyrinthe babelien. Alors, oui, la gidouille
a rejoint l'arobase en signifiant que, sans carte, ce sera dur.
L'assemblée est levée depuis déja un paragraphe quand la logique du discours
fulgure encore quelques transports.
David Wynot - 31/08/2000
Note du Prowwwéditeur
Par opposition aux débats sans hauteur ce déhaut sans bassesse
a laissé de côté une question importante néanmoins
:
Pourquoi le premier mercredi de chaque mois chez Polidor et pas à d'autres
coordonnées spatio-temporelles ?
Nous proposons donc de laisser cet haletant suspense jusquà la réunion
O (zéroh !) du club des Patafous, pardon des Patapoufs, afin de mieux
se préparer à une éventuelle réunion Hein ?
Prochaine
réunion
O
Mercredi 6 septembre 2000